Daily Issue 529: Rien à cacher

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Daily Issue 529: Rien à cacher

Bonjour à tous. C’est jeudi, le 5 novembre… Le jour où, en 1499, le dictionnaire trilingue Catholicon (d’un mot grec signifiant «universel») est imprimé dans la ville de Tréguier, en Bretagne. Le premier dictionnaire breton et le premier dictionnaire français, il comprenait également le latin et a été rédigé par le prêtre Jehan Lagadeuc. Voici les News in French d’aujourd’hui.

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«Ne retiens pas tes larmes» (2004), d’Amel Bent. Parce que parfois, ce qui vous fait de mal vous fait aussi du bien… «Tu t’accroches à ton passé, / Comme si tout s’était figé, / Aujourd’hui, / Il faut céder, / Abandonner, / La douleur qui s’installe»… Disponible sur Youtube et Spotify.

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Avons-nous perdu à jamais la notion de vie privée? La newsletter d’hier a abordé la question de la surveillance par drone et a inclus une citation pertinente de Benjamin Franklin. À de nombreuses questions concernant la protection de la vie privée, en particulier en ligne, une réponse commune est donnée: Si je n’ai rien à cacher, pourquoi devrais-je me soucier? Après tout, disent certains, à moins que vous n’ayez des secrets qui pourraient renverser un gouvernement — ce qui n’est pas le cas de la plupart des gens — le fait que votre iPhone écoute et enregistre et utilise vos données pour vous montrer des publicités plus pertinentes, par exemple, pose-t-il vraiment un problème? Un argument qui révèle tout le chemin parcouru à l’ère de l’Internet — et tout ce que nous avons perdu, diront d’autres, dont un professeur dont son nouveau livre est passé en revue par L’Express. De l’article: «Dans une décennie ou deux, les sociologues décriront probablement notre époque comme celle où les êtres humains auront perdu l’un de leurs biens les plus précieux: leur vie privée. Certes, à l’échelle de l’histoire de l’humanité, la vie privée est un concept relativement récent, lorsque des hommes ont commencé à s’isoler des autres membres de leur communauté pour se ménager un “sweet home”, à l’abri des regards. La “privacy” a évolué au gré des changements économiques et sociaux, et embrassé bien davantage que l’espace domestique pour s’élargir à des domaines comme les pratiques culturelles, la situation financière, l’organisation de la vie familiale, les rapports amoureux, les lieux de vacances, les déplacements personnels ou la santé. La crise du Covid-19 a révélé toute la fragilité de cette notion, en faisant notamment voler en éclat celle du secret médical. Mais le mouvement de lente désintégration de la vie privée était à l’oeuvre depuis longtemps, initié d’abord par Google, puis prolongé par des innovations technologiques redoutables comme la reconnaissance faciale, menant tout droit à un “capitalisme de la surveillance” pour reprendre le titre du livre de Shoshana Zuboff, qui vient de paraître en français (éditions Zulma). Le propos de Firmin DeBrabander, professeur de philosophie au Maryland Institute College of Art, est de pousser un peu plus loin le raisonnement, au-delà du constat que la vie privée est devenue une notion obsolète: nous sommes-nous suffisamment battus pour la protéger, et que devient la démocratie sans elle? La réponse à la première question est clairement négative. Nous avons abandonné nos droits au profit de l’économie digitale. Beaucoup d’entre nous exposent leur vie sans complexe sur les médias sociaux, en échange de services certes gratuits (mais comme le dit le dicton: “Si c’est gratuit, alors c’est toi le produit.“), mais sans savoir très précisément la façon dont ces données sont analysées et exploitées pour influencer nos comportements de consommation ou notre façon de penser»… La protection de la vie privée en ligne vous préoccupe-t-elle? Pensez-vous qu’elle a irrémédiablement disparu? Pourquoi (pas)?

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Pourquoi les femmes françaises travaillent désormais gratuitement. Hier a marqué en France un événement symbolique qui n’est pas à célébrer… mais qui rappelle les progrès qui restent à faire. Du Huffington Post: «Les femmes commencent, ce mercredi à 16H16, à “travailler gratuitement” du fait des inégalités salariales persistantes, selon la newsletter féministe “Les Glorieuses”, qui déplore la “stagnation” de ces inégalités et demande que l’accès des entreprises aux marchés publics soit conditionné à des progrès en la matière. Cette date et cette heure symboliques ont été calculées à partir de statistiques européennes sur l’écart de salaire entre les femmes et les hommes en France. Cette année, cet écart est de 15,5%, contre 15,4% l’an dernier (avec une date déterminée alors au 5 novembre à 16h47). “Ça ne s’améliore pas, c’est plutôt une stagnation”, a regretté auprès de l’AFP l’économiste Rebecca Amsellem, fondatrice des “Glorieuses”. Cette année, les militantes qui relaient le mouvement #4Novembre16h16 ont lancé une pétition pour demander un “plan de relance économique féministe”. Celui-ci devrait notamment, selon elles, conditionner l’accès aux marchés publics, aux subventions publiques et aux prêts garantis par l’État à un meilleur respect de l’égalité salariale par les entreprises. Il faudrait également “soutenir un congé paternité équivalent au congé maternité”, et “valoriser les salaires des métiers où les femmes sont les plus nombreuses, comme les métiers du soin”, insiste le texte de la pétition»… 

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C’est jeudi… l’heure d’un quiz! Parlant des citations bien connues… D’Ouest France: Qui a prononcé ces phrases célèbres?