Daily Issue 566: Casse-noisette, casse-tête

Want to take it to the next level and improve your French listening and speaking skills? The audio recording of today’s News in French is only available to members. Sign up today to gain full access immediately.  Membership is just $5/month with a five-day free trial. (Want a custom subscription plan? Let me know.)

Are you already a member? Sign in.

Daily Issue 566: Casse-noisette, casse-tête

Bonjour à tous. C’est lundi, le 11 janvier… Le jour de la naissance, en 1907, de l’homme politique français Pierre Mendès France. Avec un tel nom, on pourrait dire qu’il était destiné à faire de grandes choses pour son pays — et bien qu’il n’ait été Premier ministre que pendant huit mois, de 1954 à 1955, il a bien réussi à atteindre son principal objectif: mettre fin à l’impopulaire guerre d’Indochine. Cela a ouvert la voie à l’engagement américain au Vietnam… Voici les News in French d’aujourd’hui.

Daily Issue 566: Casse-noisette, casse-tête

«Dans ma tête» (2021), de Saskia. Parce qu’après la rupture, ce n’est pas toujours fini… «Les gens sont ce qu’ils sont et font ce qu’ils veulent, / Et toi qu’est ce que tu veux? / Qu’est ce qu’il te faut pour te rendre heureux?»… Disponible sur Youtube et Spotify.

Daily Issue 566: Casse-noisette, casse-tête

Faut-il préserver ou actualiser les stéréotypes du ballet classique? Cette question est devenue intrigante — et très controversée — ces dernières années: Les œuvres d’art réalisées dans le passé et qui sont aujourd’hui offensantes pour certaines minorités ou certains groupes ethniques doivent-elles être annulées (ou recontextualisées, détruites, cachées dans un placard pour toujours, et cetera) ou doivent-elles encore être présentées comme des artefacts de leur époque, aussi malavisés ou offensants soient-elles? «Cancel culture», comme on l’appelle en anglais, est devenu de plus en plus courant — au point que beaucoup pensent que cela va trop loin… Quand il s’agit de ballet,  quelle est la bonne chose à faire? De L’Express: «Quelques mois après un manifeste inédit sur la diversité à l’Opéra rédigé par des danseurs et employés noirs et métisses de l’institution, la question du répertoire a été mise en lumière par une polémique. Fin décembre, le nouveau directeur général de l’Opéra, Alexander Neef, affirme dans Le Monde que “certaines oeuvres vont sans doute disparaître du répertoire“, après un paragraphe évoquant Le Lac des Cygnes et Casse-Noisette. La toile s’enflamme et l’extrême droite, par la voix de Marine Le Pen, dénonce un “anti-racisme devenu fou“. L’Opéra dément rapidement, invoquant une “juxtaposition malencontreuse“. La controverse fait écho à d’autres: le New York Times qui se demande s’il faut continuer à exposer Gauguin qui eut des relations sexuelles avec de très jeunes filles, Dix petits nègres rebaptisé Ils étaient dix; HBO Max qui retire temporairement Autant en emporte le vent pour y ajouter une contextualisation en plein mouvement Black Lives Matter. Les ballets académiques du XIXe siècle sont plus connus pour leur brillante chorégraphie que pour l’exactitude de leur représentation des cultures extra-européennes. “C’est la question de l’exotisme“, très à la mode à l’époque dans tous les arts, rappelle à l’AFP l’historienne de la danse Sylvie Jacq-Mioche, citant en exemple les toiles de Delacroix. Si le “blackface” a disparu ces cinq dernières années de l’Opéra, si le coiffage de cheveux crépus et le teint des collants et des pointes sont en cours d’adaptation et si la diversité au sein du ballet peut se travailler sur la durée, la question du répertoire est plus complexe. Dans La Bayadère, des fakirs hindous apparaissent comme serviles alors qu’il s’agit d’ascètes respectés en Inde et dans Raymonda, le Sarrasin est un rôle sombre. L’historien Pap Ndiaye et la Secrétaire générale du Défenseur des droits Constance Rivière doivent bientôt rendre à l’Opéra un rapport se penchant entre autres sur la question des stéréotypes»… Que pensez-vous qu’il faille faire pour remédier au manque de diversité au sein du ballet? Comment peut-on réimaginer les œuvres pour qu’elles soient plus inclusives? Doivent-elles être réimaginées?

Daily Issue 566: Casse-noisette, casse-tête

La hausse des violences conjugales liée au confinement. Personne n’aime être coincé à la maison en raison des restrictions visant à empêcher la propagation du Covid-19. Mais pour les victimes de la violence conjugale, cela peut être une nouvelle réalité terrifiante, comme le révèlent, malheureusement, de nouveaux chiffres en provenance de France… D’Ouest France: «Les violences conjugales ont connu “une hausse de 60% par rapport à une période normale, alors que cette hausse était de 40% au printemps dernier“, affirme Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, dans une interview diffusée sur le site du Parisien ce samedi 9 janvier. Interrogée sur les raisons pouvant expliquer une telle progression, Marlène Schiappa explique: “Avec la pandémie, la crise économique et sociale qui se profile, on a constaté un niveau de tension extrêmement fort depuis cet automne, avec moins de soupapes de décompression pour les gens qui devaient rester chez eux”. “Cela a eu une incidence“, estime-t-elle. “Être confiné, c’est déjà compliqué pour des gens qui s’entendent bien. Alors pour les victimes de violences conjugales, elles vont vivre un véritable calvaire, déplorait déjà en mars Sandrine Bouchait, la présidente de l’UNFF (Union nationale des familles de féminicides). Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur alors en place, avait notamment mis en place un dispositif d’alerte dans les pharmacies, pour faciliter les signalements, ainsi qu’un système d’alerte par SMS au 114»…

Daily Issue 566: Casse-noisette, casse-tête

À la découverte… des destinations les plus recherchées par les Français en 2020.