Daily Issue 700: Une page qui se tourne - News in French
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Daily Issue 700: Une page qui se tourne

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Bonjour à tous. C’est vendredi, le 16 juillet…  Le jour de la naissance, en 1796, du peintre Jean-Baptiste-Camille Corot. Il est célèbre pour avoir comblé le fossé entre la tradition néoclassique et les pratiques novatrices de plein air des impressionnistes, produisant à la fois de paysages et des portraits, ainsi que des scènes mythologiques et bibliques. Voici les News in French d’aujourd’hui.

«Suzanne» (1968), de Françoise Hardy. Parce qu’il y a juste certaines personnes… «Suzanne t’emmène, / Écouter les sirènes, / Elle te prend par la main, / Pour passer une nuit sans fin, / Tu sais qu’elle est à moitié folle, / C’est pourquoi tu veux rester»… Disponible sur Youtube et Spotify.

La fin des moteurs thermiques, un tournant dans la page de l’histoire? C’est fou, quand on y pense vraiment, à quel point nous avons évolué depuis un siècle environ. D’être attachés à des fils de téléphone à avoir accès au monde dans un mince appareil dans nos poches. De monter dans des calèches tirées par des chevaux, à faire le plein de nos SUV géants à la station service. Et maintenant, l’innovation technologique continue son cours rapide. Quand les livres d’histoire auront été écrits, les voitures telles que nous les connaissons auront-elles vraiment duré moins de 150 ans? Du Monde (article payant): «Au tout début du XXe siècle, le moteur à combustion interne alimenté au pétrole s’est imposé face aux véhicules à vapeur et à moteur… électrique, grâce à sa praticité et aux lois du marché. Cent vingt années ont passé, et de nouvelles normes environnementales décidées par l’Union européenne vont porter le coup fatal à cette technologie. A compter de 2035, il ne sera plus possible de commercialiser une voiture neuve émettant du CO2. La durée de vie moyenne d’une automobile étant de quinze ans, l’échéance s’inscrit dans la perspective de parvenir à une “neutralité carbone” en Europe en 2050. Radical, cet engagement adopté par la Commission européenne – qui a fixé une étape intermédiaire consistant à réduire de 55% les émissions de CO2 d’ici à 2030 – devra être adopté par le Parlement européen et par les Etats membres. Parmi ces derniers, la France (dont la législation prévoit de bannir les moteurs thermiques en 2040) et l’Allemagne ne cachent pas leurs réticences, mais il leur sera difficile de revenir sur une décision aussi symbolique que l’extinction du moteur thermique dans moins de quinze ans. Dans les faits, cette révolution est déjà en marche. Renault et Stellantis, le groupe de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler, viennent d’annoncer leur intention de commercialiser respectivement 90% et 70% de véhicules électriques en Europe en 2030. Fiat, Jaguar, Mini, Volvo ou Ford Europe ont fait savoir qu’à cette date, ils se passeraient du thermique. La Chine, qui a vu très tôt l’opportunité que lui offre le passage à l’électrique, a engagé un vaste mouvement dont l’Europe a désormais pris la tête. Selon le consultant Inovev, 1,5 million de véhicules électriques ou hybrides rechargeables ont été vendus dans le monde sur les quatre premiers mois de 2021, soit 2,6 fois plus qu’à la même période de 2020. Si leur part reste modeste, avec 7,5% du marché mondial, cette proportion grimpe à 10% en Chine et à 15% en Europe»… Pensez-vous que c’est vraiment la fin des moteurs thermiques? Que viendra-t-il après les véhicules électriques? Pourquoi?

La forêt amazonienne, plus les «poumons du monde»?  Pour terminer la semaine sur une note lourde (désolé): La forêt amazonienne émet désormais plus d’émissions de carbone qu’elle ne peut en absorber. La plupart des émissions peuvent être attribuées à la destruction de la forêt par le feu. D’Europe 1: «Une grande partie du bassin de l’Amazonie émet désormais du CO2 au lieu d’en absorber, en raison du changement climatique et de la déforestation, selon une étude publiée mercredi. Une transformation majeure pour cet écosystème crucial dans la limitation du réchauffement. Se basant sur des centaines d’échantillons d’air récoltés à diverses altitudes lors de la dernière décennie, l’étude publiée dans la revue Nature montre qu’en particulier la partie sud-est de l’Amazonie est passée d’un puits de carbone à une source de CO², gaz responsable du réchauffement de la planète. Lors des cinquante dernières années, les plantes et les sols ont absorbé plus d’un quart des émissions de CO², même quand ces émissions ont augmenté de 50%. Alors si l’Amazonie — qui abrite la moitié des forêts tropicales particulièrement efficaces pour absorber ce carbone et qui stocke 450 milliards de tonnes de CO2 dans ses arbres et ses sols —, devenait une source constante de CO², s’attaquer à la crise climatique deviendrait encore plus difficile. Selon l’étude, plusieurs facteurs sont responsables de cette évolution. “La déforestation et la dégradation de la forêt réduisent les capacités de l’Amazonie à agir comme puits de carbone“, écrivent les auteurs. Parmi les causes de cette dégradation, les forêts brûlées pour faire place à l’élevage et à l’agriculture. Le changement climatique est également un facteur clé: les températures pendant la saison sèche ont gagné près de 3°C par rapport à l’ère pré-industrielle, soit près de trois fois plus que la moyenne mondiale»…

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